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Le récent discours du président de la république du Sénégal, monsieur Bassirou Diomaye Faye, lors du centenaire de maitre Abdoulaye Wade ancien président de la république du Sénégal a suscité de nombreuses réactions dans l’opinion publique et au sein de la classe politique.
Sans citer nommément son ancien premier ministre, Ousmane Sonko, plusieurs observateurs estiment que certains passages de son intervention constituaient une réponse directe aux critiques et aux divergences qui ont marqué leurs relations ces derniers mois.
Ce discours intervient dans un contexte de tensions politiques croissantes entre les deux anciens alliés, dont la collaboration avait pourtant permis l’arrivée au pouvoir du projet politique porté par le PASTEF en 2024. À travers ses propos, le chef de l’État a réaffirmé son rôle de garant des institutions et sa vision de la gouvernance, tout en envoyant des messages qui semblent s’adresser à ceux qui contestent désormais son orientation politique.
Cette introduction peut servir d’ouverture à un article d’analyse politique plus développé.
Voici le discour:
Je voudrais à mon tour aussi joindre aux nombreux témoignages sur le président Abdoulaye Wade pour confirmer peut-être tout ce qui a été dit par ceux qui ont pris la parole pour l’histoire
Je l’ai eu au téléphone il y a quelques jours pour m’enquérir de son état de santé. Et sa réponse traduit tout ce que l’on connaît du président Abdoulaye Wade.
J’ai eu l’impression d’écouter un homme qui a encore 30 ans et qui a toutes les grandes choses encore à accomplir. Il m’a dit, à part tant qu’il me tient le saïdal, il m’a dit que je me formais bien.
Monsieur le premier ministre, mes dames, messieurs les ministres, honorables députés, madame Singeli Wade est membre de la famille du président Abdoulaye Wade.monsieur Sidi Tiemoko Touré, vice-président de l’International Libéral.

Mes dames et messieurs les responsables et militants du parti démocratique sénégalais. Mesdames et messieurs les membres du corps diplomatique, Notabilité religieuse et coutumière, distingués invités, mesdames, messieurs, je voudrais un moment vous emprunter votre imagination. Imaginez donc un enfant qui ouvre les yeux dans le Sénégal des années 80, des années 20 plus tôt. à quelques encablures d’une guerre qui aura meurtri le monde et que notre continent a payé de son sang.
Cet enfant né sous le ciel d’un pays pas encore libre ne sait pas vraiment qu’il vivra sans temps. Il ne sait pas qu’il verra tomber un empire, naître une nation et qu’il présidera un jour à sa destinée.
Il ne sait rien de tout cela. Il a seulement en lui cette chose que rien ne lui ôtera, le refus de la fatalité.Cet enfant, c’est Abdoulaye wade. Et nous voici réunis un siècle plus tard pour lui dire ce qu’un peuple dit rarement à ses grands hommes, à cet âge et de leurs vivants.
Nous voici réunis pour lui dire que nous sommes reconnaissants.
Nous voici réunis pour lui dire que nous n’avons rien oublié de tout ce qu’il nous a donné. Cent ans,deux syllabes qu’un souffle suffit à dire et que toute une vie peine à remplir. Un siècle. C’est l’âge des baobabs autour desquels se réunissaient jadis les anciens pour se souvenir. Un siècle.
C’est l’âge où une vie cesse d’appartenir à celui qu’il a vécu, pour revenir au peuple qu’il a vu se dresser. La vie du président Ouad est plus ancienne que la République elle-même. Ouad était là quand ce pays n’était encore qu’une promesse. dans la bouche de quelques hommes et femmes qui refusaient d’y renoncer. Voilà pourquoi j’ai accueilli avec gratitude la délégation du Parti démocratique sénégalais, venu solliciter mon haut patronage pour la célébration de ce centenaire.
Mais je veux le dire d’emblée et le dire avec le cœur.,cet hommage déborde de toutes parts le cadre d’un parti. Le président Wade n’appartient plus au PDS seul. Ni à ceux qui l’ont aimé, ni même à ceux qui l’ont combattu.
Appartient au patrimoine de notre nation. Et c’est en notre nom à tous, par-delà les familles politiques et les fidélités d’un jour que je m’adresse à lui. Je ne dresserai pas ici le bilan d’une vie, car elle est trop vaste pour une matinée. Et l’histoire qui, mieux que nos juges, s’en chargera à son temps. Je voudrais seulement, devant notre jeunesse surtout, m’arrêter sur quelques-unes de ces vertus, non pas pour les admirer dans le passé comme l’on visite le monument de la renaissance, mais parce qu’elles ont pour notre temps quelque chose à nous enseigner.
La première vertu du présent ouade et la patience. Mesdames, messieurs, distingués invités, Nous vivons un siècle pressé. Tout y est attendu pour hier. La lenteur passe pour une faute, l’attente pour une défaite, la constance comme un entêtement dans notre âge. L’avis du président Wade dit exactement le contraire.
Quatre fois, il s’est présenté au suffrage de ses compatriotes. En 1978, en 1983, en 1988, en 1993, et quatre fois.
Il dut s’incliner devant le choix des siens. Quatre défaites qui auraient brisé un homme ordinaire ou le rejeté dans l’aigreur, dans la tentation du renoncement ou dans celle de la force. De ces quatre défaites, Wade en fit des marches, tout en refusant, disait-il, de marcher sur des cadavres dans sa conquête.
A chaque revers, Il refaisait son parti, refaisait ses alliances et repartait au devant des siens leur parler. Ce n’est qu’au courant, au tournant du millénaire en l’an 2000, après 26 longues années d’une obstination que rien n’avait entamé, que la victoire est enfin venue. Songez à ce que cela demande. Tenir un quart de siècle le regard fixé sur un horizon que tout demande. Voir partir les compagnons découragés. Rester et poursuivre sa marche.
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